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L'indécrottable garde le cap !

Bonne année 2019.

Macron, en présentant ses vœux, était attendu et il le savait. Beaucoup l’attendaient et espéraient un discours Gaullien dans le style « je vous ai compris ! » …
une foule haineuse ?
Malheureusement, Macron ne comprend pas, il entend. Il a donc fait son discours habituel pour nous dire « je garde le cap », le tout noyé dans des mots savamment puisés dans le vocabulaire des contestataires, ces Gilets Jaunes qu’il qualifie de « foule haineuse » (voir photo). Il a osé dire : « Généralement on trouve derrière ces mobilisations un peu tout et n'importe quoi », après avoir pourtant expliqué « entendre » la colère des Français...
Au comble de son cynisme, il a prétendu vouloir nous protéger de ces ultra-libéraux…
Des mots surprenants, dans la bouche d’un président parangon du libéralisme sous toutes ses formes. S'opposer aux réformes d'Emmanuel Macron c’est prendre le risque de se faire traiter de "fainéants" ou bien de "Gaulois réfractaires".
La tonalité de sa politique économique en France, avec des mesures qui profitent surtout aux ultra riches, laisse songeur sur ce désir soudain de combattre les dérives néolibérales de la construction européenne.

C’est qu’il sait très bien que cette année verra l’échéance Européenne où son parti semble tirer son épingle du jeu, juste derrière Marine le Pen qui, elle, profite du chaos politique voulu par Macron lui-même dans sa stratégie d'accession au pouvoir. Ses propositions aussi audacieuses que peu réalistes seront vite rangées aux oubliettes…
N’oubliez pas qu’il a ringardisé les partis politiques traditionnels pour arriver à ses fins ! Aujourd’hui, nous avons une majorité de parlementaires et de ministres, jeunes certes, mais totalement inexpérimentés dont le discours sonne creux, aussi creux que leur projet.
L’impression c’est qu’il y a maintenant aux affaires des étudiants qui ont abandonné leurs études pour saisir cette incroyable opportunité de carrière. Mais pas que… il y a aussi des têtes pensantes comme ce cher et inénarrable Gilles Le Gendre issu de la noblesse qui s’est fendu d’une réflexion (ça ne s’invente pas) : « Notre erreur est d'avoir probablement été trop intelligents, trop subtils...
Et la gauche dans toute cette pagaille ?
Elle essaye de se reconstruire et ce n’est pas chose facile tant les Français sont sceptiques. Ajouté à cela la désertion de certains élus nationaux dont certains étaient prometteur pour le PS…
Du coup, nous avons d’un côté une gauche qui tente de réagir avec un discours musclé mais qui fait peur surtout quand on s’appelle Mélenchon et de l’autre un PS divisé voire éclaté qui tente de récupérer son âme.
Aux prochaines échéances, la tentation sera encore plus grande de voter « utile » en se disant que tel ou tel candidat a peu de chances face à un autre plus médiatique.
Jusqu’où ira la lobotomisation des électeurs face à des sondages truqués et à une presse clientéliste et aux ordres ?

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