Nombre de visites

En Marche arrière...


Désireux de faire appel à notre « raison », Benoît Hamon nous rappelle que seule notre lucidité, notre jugement de peuple souverain, peut distinguer dimanche prochain un adversaire politique d'une ennemie de la République…
Dur à avaler, mais « le cœur a ses raisons que la Raison ignore »  Le cœur… Ce mystère qui dicte nos vies, ce cœur qui impulse une diversité d’émotions parfois paradoxales. Lui qui nous fait faire ce que nous n’aurions jamais pensé… !
Les consignes de vote ont, il est évident remplacés ce cœur-là. Voter Emmanuel Macron pour battre le Front national et renforcer la social-démocratie…
La social-démocratie... Ah ! La voilà la belle idée !
Au départ c’était un rêve qui s’est transformé en cauchemar, bizarrement, cela s’est fait avec l’arrivée d’Emmanuel Macron au gouvernement. Bizarrement ? Non, volontairement est le terme qui convient. François Hollande ayant perdu sa guerre contre la Finance, il a décidé de faire avec. Au lieu de composer avec elle et de limiter la casse sans y perdre son âme, il a pris l’option maximale avec son fameux tournant libéral. Mais ses godillots ne l’ont pas vu venir. Macron, puis El Khomri ont fini d’achever la tâche, brisant ainsi nos rêves de justice sociale. Comme d’habitude cette flexibilité nous a été présentée comme inévitable. « … Les temps changent, il faut évoluer, règles archaïques etc…»
Tout ceci nous a été savamment amené par cette oligarchie et les militants étaient eux-mêmes piégés étant dans le  soutien sans faille à François Hollande.
D’autres avaient compris et on les a appelés les Frondeurs. De cette façon, le vote Macron qui avait si bien manœuvré était inévitable et certains mécontents Ultra avaient reporté leurs voix vers le Front National.
Il faudra bien se rendre à l’évidence, le mouvement En Marche est à l’image de l’écrevisse, il marche en arrière !
Philosophe spécialiste de l'éthique, Ruwen Ogien était atteint d’un «cancer capricieux, chaotique». Dans son dernier livre, «Mes Milles et Unes Nuits», il fustigeait le «dolorisme», cette passion de notre société pour la souffrance. Sommes-nous des « Doloristes », la suite au prochain numéro…

Aucun commentaire: