Pour nous écrire - Mail :renovation@parti-socialiste.fr
Directeur de la Publication :
Arnaud Montebourg Secrétaire national chargé de la rénovation
Edito
N° 1 - 26 février 2009
... Informations pratiques ... Informations pratiques ...
• La rénovation selon Martine Aubry - Rencontre nationale des secrétaires de section
• Premier chantier : De nouvelles pratiques pour les députés européens. Dans le but de la mise à jour de nos fichiers, nous voudrions avoir les noms et les coordonnées des camarades en charge des questions de rénovation dans chaque fédération. Ces informations doivent être adressées à :
renovation@parti-socialiste.fr
La lettre de la rénovation
Faut-il faire de la rénovation, un mot d’ordre ? Voilà plusieurs années que beaucoup l’ont cru et s’y sont employés. Et le temps faisant son oeuvre, la lassitude et le doute iraient désormais avec le mot. Les discours ne suffisent plus, il est temps de la mettre en pratique et de passer enfin aux actes. Mais quel sens donner à cette rénovation pour laquelle nous sommes des dizaines de milliers à militer depuis des années ? Il est vrai que le mot n’est pas exempt d’ambiguïtés : rénover c’est, dans le bâtiment, rafraîchir et dépoussiérer, ce qui donne souvent de beaux résultats, surtout en surface. Mais on préfèrera le sens plus philosophique et moral de régénérescence. Car c’est bien de cela que le parti socialiste a besoin : d’une modernisation autant que d’un rétablissement de ses valeurs premières. Quand, en 1895, Jaurès avait le culot de penser à la fois « la propriété collective » et sa délégation à des « groupes d’individus », il permettait aux socialistes d’imaginer le général et le particulier, le social et la démocratie. Rénover aujourd’hui, c’est d’abord réinventer un projet dans un univers ravagé par des idées néo-libérales devenues la norme et l’étalon de mesure de toute crédibilité politique. Pourtant, l’histoire de la social-démocratie montre que ses partis se sont imposés en Europe comme forces centrales et majoritaires quand ils ont produit ou adopté des idées que les conservateurs n’étaient pas encore prêts à accepter. La grande question n’est donc pas celle de la fidélité à la tradition, et de je ne sais quel retour nostalgique aux programmes des années 70, mais celle d’une production idéologique et programmatique nouvelle dans un monde en bouleversement actif et rapide.
La rénovation, c’est d’abord cela : un laboratoire d’idées permettant une autre conception du monde, car les socialistes -faut il le rappeler ?- veulent changer le monde, ce monde qu’ils désapprouvent au plus profond de leur conscience. Ils veulent transformer le système économique qui le structure, et les systèmes politiques qui laissent aller ce pauvre monde à ce qu’il est.
Pour y parvenir, déjà dans notre France, le parti doit inventer des procédures et des modes de fonctionnement en phase avec la société réelle : cela va de l’utilisation de la société de l’information et de ses communautés virtuelles jusqu’à l’implication de ses militants, sympathisants et du plus grand nombre possible des citoyens formant le “peuple de gauche” dans la conquête des pouvoirs. Il nous faudra donc tenir les deux bouts : celui de la création d’idées socialistes nouvelles et celui d’une autre organisation de nos forces. C’est de ces nouvelles méthodes que naîtra un nouveau parti socialiste, qu’il faut construire si l’on veut espérer donner le formidable redressement de nous-mêmes pour 2012.
Reprenons le flambeau des mains de Pierre Mendès-France quand il disait, c’était en 1974, que, pour être candidate au pouvoir, «la gauche devait n’avoir pas peur des hardiesses et être le lieu de la fermentation politique ». C’est la méthode de la rénovation dont nous avons besoin, et celle que nous voulons programmer avec vous.
Avec l’équipe des rénovateurs du secrétariat du même nom, nous lançons cette lettre bi-mensuelle, abonnez-y gratuitement les camarades, les sympathisants, les citoyens qui veulent transformer le PS et la gauche. Dites-nous ce que vous rêvez pour ce futur parti que nous voulons faire renaître, appropriez-vous ce blog qui est le vôtre, et saisissez-nous de vos idées, de vos échecs aussi et de vos espoirs bien sûr.
Amitiés socialistes.
Qu’est ce que la rénovation ?
Lettre du secrétariat national à la Rénovation - N°1 15 février 2009 “ Il nous faut porter l’autre grand chantier, la rénovation de notre parti ” Extrait du discours de Martine Aubry lors de la clôture du rassemblement des secrétaires de section, La Mutualité, 1er février 2009. Nous allons commencer là à rentrer dans un travail de fond pour nous aider à préparer notre projet, car, pour les socialistes (...) ce sont les chantiers d’aujourd’hui, mais tout cela porte en germe ce nouveau modèle de société que nous, socialistes, nous voulons porter. (...) Ce projet, mes camarades, je vous propose de parler de sa méthodologie et de son calendrier dans les mois qui viennent.
Ensemble, dans tout le parti, pour qu’au mois de juin, après les élections européennes, nous soyons capables de garantir cet échéancier qui nous mènera fin 2011, avec le projet des socialistes, ce nouveau modèle de société qui remet l’économique devant le financier, qui met une justice dans tous les droits et dans la répartition des revenus et qui prépare l’avenir.
Ne réinventons pas ce que nous faisons bien, dans nos régions, nos départements, nos villes, sur l’agenda 21, sur la démocratie participative, sur la chance donnée à chacun en matière d’éducation, sur les projets économiques, sur les transports, sur comment faire la ville du 21e siècle. Voilà par exemple des thèmes sur lesquels nous allons travailler.
Et puis en même temps, il nous faut porter l’autre grand chantier, la rénovation de notre parti, que j’ai confiée à Arnaud Montebourg. Beaucoup de camarades dans les fédérations sont aussi chargés de cette rénovation.
Nous avons commencé cette rénovation, par exemple, par la composition du secrétariat national, du bureau national, paritaire, 20% de diversité, mais je n’aime pas ce mot, il va aussi falloir qu’on trouve autre chose pour le dire. Tout simplement aux couleurs de la France, par l’âge, la région, la culture. Un renouvellement.
Nous nous disions ce matin, avec Bertrand et François, quand on regardait la scène, ça nous donne un coup de vieux, ça nous donne toujours un coup de vieux, d’ailleurs, tant mieux ! Tant mieux ! Voilà, ce sont les nouvelles générations qui arrivent, avec la force de leur engagement et aussi des nouvelles propositions.
C’est ça aussi le renouvellement des idées du Parti socialiste.
Et puis nous devrons nous interroger sur une nouvelle militance. La nouvelle militance nous la commençons sur notre projet économique et social. Nous allons réunir les Français pour leur parler de leur avenir, des atouts de la France, de ce que nous proposons. (...) Alors il nous faudra continuer cette rénovation.
Et je vais le dire, et ça fait le lien avec le sujet majeur d’ici juin que sont les élections européennes, il faut commencer avec les élections européennes. Nous avons dit, nous avons tous dit : « Nous voulons la rénovation, nous voulons changer les choses, nous voulons de la diversité, du renouvellement, du non-cumul. » Nous allons commencer, dès les élections européennes ! (...) Nous avons dit des choses, nous allons les faire. Ce ne sera peut-être pas facile, mais on va y arriver. Nous allons proposer des règles, mais nous espérons réellement que ce sont les premiers fédéraux, dans chaque grande région, avec les grands élus, qui seront capables de nous proposer une liste, une liste pour gagner les élections européennes. Et moi je serai heureuse si ici, au national, nous n’avons pas besoin de trancher, si les camarades sur le terrain se sont dit : « Voilà ceux qui, quelle que soit la motion à laquelle ils appartiennent, même si la proportionnelle est la règle, qui doivent nous représenter. »
Et moi, je le dis très simplement, s’il y a un camarade de telle motion qui est mieux placé et que la motion a son quota, nous devons choisir le meilleur car nous devons gagner ces élections européennes. Voilà !
Lettre du secrétariat national à la Rénovation - N°1 15 février 2009. Chaque sujet qui interpelle et questionne le PS peut et doit être l’occasion de démontrer aux français que nous sommes en train de changer. Notre Parti a changé d’orientation depuis le dernier Congrès et doit montrer qu’il doit poursuivre sa mutation pour offrir une alternative au pouvoir actuel.
Les élections européennes sont un excellent terrain pour cette démonstration.
Elles vont démontrer que notre Parti a changé son logiciel, ses pratiques de représentation. Jusqu’alors le Parti Socialiste a malheureusement considéré ces élections comme des élections de second rang. La conséquence a été de désinvestir les fonctions politiques européennes- pourtant essentielles-, et durablement affaiblir la crédibilité de notre engagement européen. Nos partenaires européens, à l’inverse, investissent leurs députés d’une mission permanente d’influence dans l’exercice de leur mandat.
Le secrétariat à la rénovation a ainsi proposé qu’un certain nombre de critères et de conditions soient retenus pour la sélection des candidats aux élections européennes. Ces engagements seront repris dans une charte à l’intention des candidats.
La première exigence sera un engagement total dans la fonction de député européen.
Concrètement nous proposons qu’un candidat à l’élection européenne ne pourra pas exercer de fonction exécutive locale. Les élus devront ainsi s’engager à temps plein à Strasbourg et Bruxelles. Un candidat ne pourra pas se servir de son mandat de député européen comme tremplin personnel pour en briguer un autre national ou local d’importance au cours de son mandat de député européen. Car un tel comportement laisserait penser que la France et les socialistes ne s’intéresseraient pas à l’Europe et se passionneraient davantage pour eux-mêmes.
Deuxième axe de la réforme, investir les institutions européennes, c’est aussi construire un rapport avec le terrain. Ancrés dans des régions bien définies, nos élus européens devront notamment s’astreindre à des comptes-rendus de mandat réguliers et à assurer des permanences.
C’est une nouvelle manière d’assurer l’implantation de l’esprit européen sur nos territoires. C’est aussi une façon de montrer qu’il existe au sein de l’Union européenne une droite et une gauche qui ne font pas les mêmes choix.
Enfin, nos listes doivent ressembler à la France dans la pluralité des origines des français. Cette démarche est nécessaire au renouvellement et à la diversification des talents de la vie politique, indispensable à la cohésion du pays. Elle est le moyen de promouvoir la participation la plus large des citoyens à la vie publique. Elle permet l’émergence d’une nouvelle génération politique.
Les prochaines élections européennes constituent l’occasion de concrétiser cette nouvelle ambition des socialistes français en renouvelant nos « pratiques européennes ». En posant des exigences quant au choix de nos candidats aux élections européennes et à l’exercice de leur mandat, nous voulons restaurer l’image du parti et par ricochet de la France, et contribuer à l’émergence d’une délégation socialiste française influente, utile, représentative au sein du Parti Socialiste Européen, et reconnue comme telle par nos concitoyens.
Elections européennes : premier cas pratique de la rénovation
Directeur de la Publication :
Arnaud Montebourg Secrétaire national chargé de la rénovation
Edito
N° 1 - 26 février 2009
... Informations pratiques ... Informations pratiques ...
• La rénovation selon Martine Aubry - Rencontre nationale des secrétaires de section
• Premier chantier : De nouvelles pratiques pour les députés européens. Dans le but de la mise à jour de nos fichiers, nous voudrions avoir les noms et les coordonnées des camarades en charge des questions de rénovation dans chaque fédération. Ces informations doivent être adressées à :
renovation@parti-socialiste.fr
La lettre de la rénovation
Faut-il faire de la rénovation, un mot d’ordre ? Voilà plusieurs années que beaucoup l’ont cru et s’y sont employés. Et le temps faisant son oeuvre, la lassitude et le doute iraient désormais avec le mot. Les discours ne suffisent plus, il est temps de la mettre en pratique et de passer enfin aux actes. Mais quel sens donner à cette rénovation pour laquelle nous sommes des dizaines de milliers à militer depuis des années ? Il est vrai que le mot n’est pas exempt d’ambiguïtés : rénover c’est, dans le bâtiment, rafraîchir et dépoussiérer, ce qui donne souvent de beaux résultats, surtout en surface. Mais on préfèrera le sens plus philosophique et moral de régénérescence. Car c’est bien de cela que le parti socialiste a besoin : d’une modernisation autant que d’un rétablissement de ses valeurs premières. Quand, en 1895, Jaurès avait le culot de penser à la fois « la propriété collective » et sa délégation à des « groupes d’individus », il permettait aux socialistes d’imaginer le général et le particulier, le social et la démocratie. Rénover aujourd’hui, c’est d’abord réinventer un projet dans un univers ravagé par des idées néo-libérales devenues la norme et l’étalon de mesure de toute crédibilité politique. Pourtant, l’histoire de la social-démocratie montre que ses partis se sont imposés en Europe comme forces centrales et majoritaires quand ils ont produit ou adopté des idées que les conservateurs n’étaient pas encore prêts à accepter. La grande question n’est donc pas celle de la fidélité à la tradition, et de je ne sais quel retour nostalgique aux programmes des années 70, mais celle d’une production idéologique et programmatique nouvelle dans un monde en bouleversement actif et rapide.
La rénovation, c’est d’abord cela : un laboratoire d’idées permettant une autre conception du monde, car les socialistes -faut il le rappeler ?- veulent changer le monde, ce monde qu’ils désapprouvent au plus profond de leur conscience. Ils veulent transformer le système économique qui le structure, et les systèmes politiques qui laissent aller ce pauvre monde à ce qu’il est.
Pour y parvenir, déjà dans notre France, le parti doit inventer des procédures et des modes de fonctionnement en phase avec la société réelle : cela va de l’utilisation de la société de l’information et de ses communautés virtuelles jusqu’à l’implication de ses militants, sympathisants et du plus grand nombre possible des citoyens formant le “peuple de gauche” dans la conquête des pouvoirs. Il nous faudra donc tenir les deux bouts : celui de la création d’idées socialistes nouvelles et celui d’une autre organisation de nos forces. C’est de ces nouvelles méthodes que naîtra un nouveau parti socialiste, qu’il faut construire si l’on veut espérer donner le formidable redressement de nous-mêmes pour 2012.
Reprenons le flambeau des mains de Pierre Mendès-France quand il disait, c’était en 1974, que, pour être candidate au pouvoir, «la gauche devait n’avoir pas peur des hardiesses et être le lieu de la fermentation politique ». C’est la méthode de la rénovation dont nous avons besoin, et celle que nous voulons programmer avec vous.
Avec l’équipe des rénovateurs du secrétariat du même nom, nous lançons cette lettre bi-mensuelle, abonnez-y gratuitement les camarades, les sympathisants, les citoyens qui veulent transformer le PS et la gauche. Dites-nous ce que vous rêvez pour ce futur parti que nous voulons faire renaître, appropriez-vous ce blog qui est le vôtre, et saisissez-nous de vos idées, de vos échecs aussi et de vos espoirs bien sûr.
Amitiés socialistes.
Qu’est ce que la rénovation ?
Lettre du secrétariat national à la Rénovation - N°1 15 février 2009 “ Il nous faut porter l’autre grand chantier, la rénovation de notre parti ” Extrait du discours de Martine Aubry lors de la clôture du rassemblement des secrétaires de section, La Mutualité, 1er février 2009. Nous allons commencer là à rentrer dans un travail de fond pour nous aider à préparer notre projet, car, pour les socialistes (...) ce sont les chantiers d’aujourd’hui, mais tout cela porte en germe ce nouveau modèle de société que nous, socialistes, nous voulons porter. (...) Ce projet, mes camarades, je vous propose de parler de sa méthodologie et de son calendrier dans les mois qui viennent.
Ensemble, dans tout le parti, pour qu’au mois de juin, après les élections européennes, nous soyons capables de garantir cet échéancier qui nous mènera fin 2011, avec le projet des socialistes, ce nouveau modèle de société qui remet l’économique devant le financier, qui met une justice dans tous les droits et dans la répartition des revenus et qui prépare l’avenir.
Ne réinventons pas ce que nous faisons bien, dans nos régions, nos départements, nos villes, sur l’agenda 21, sur la démocratie participative, sur la chance donnée à chacun en matière d’éducation, sur les projets économiques, sur les transports, sur comment faire la ville du 21e siècle. Voilà par exemple des thèmes sur lesquels nous allons travailler.
Et puis en même temps, il nous faut porter l’autre grand chantier, la rénovation de notre parti, que j’ai confiée à Arnaud Montebourg. Beaucoup de camarades dans les fédérations sont aussi chargés de cette rénovation.
Nous avons commencé cette rénovation, par exemple, par la composition du secrétariat national, du bureau national, paritaire, 20% de diversité, mais je n’aime pas ce mot, il va aussi falloir qu’on trouve autre chose pour le dire. Tout simplement aux couleurs de la France, par l’âge, la région, la culture. Un renouvellement.
Nous nous disions ce matin, avec Bertrand et François, quand on regardait la scène, ça nous donne un coup de vieux, ça nous donne toujours un coup de vieux, d’ailleurs, tant mieux ! Tant mieux ! Voilà, ce sont les nouvelles générations qui arrivent, avec la force de leur engagement et aussi des nouvelles propositions.
C’est ça aussi le renouvellement des idées du Parti socialiste.
Et puis nous devrons nous interroger sur une nouvelle militance. La nouvelle militance nous la commençons sur notre projet économique et social. Nous allons réunir les Français pour leur parler de leur avenir, des atouts de la France, de ce que nous proposons. (...) Alors il nous faudra continuer cette rénovation.
Et je vais le dire, et ça fait le lien avec le sujet majeur d’ici juin que sont les élections européennes, il faut commencer avec les élections européennes. Nous avons dit, nous avons tous dit : « Nous voulons la rénovation, nous voulons changer les choses, nous voulons de la diversité, du renouvellement, du non-cumul. » Nous allons commencer, dès les élections européennes ! (...) Nous avons dit des choses, nous allons les faire. Ce ne sera peut-être pas facile, mais on va y arriver. Nous allons proposer des règles, mais nous espérons réellement que ce sont les premiers fédéraux, dans chaque grande région, avec les grands élus, qui seront capables de nous proposer une liste, une liste pour gagner les élections européennes. Et moi je serai heureuse si ici, au national, nous n’avons pas besoin de trancher, si les camarades sur le terrain se sont dit : « Voilà ceux qui, quelle que soit la motion à laquelle ils appartiennent, même si la proportionnelle est la règle, qui doivent nous représenter. »
Et moi, je le dis très simplement, s’il y a un camarade de telle motion qui est mieux placé et que la motion a son quota, nous devons choisir le meilleur car nous devons gagner ces élections européennes. Voilà !
Lettre du secrétariat national à la Rénovation - N°1 15 février 2009. Chaque sujet qui interpelle et questionne le PS peut et doit être l’occasion de démontrer aux français que nous sommes en train de changer. Notre Parti a changé d’orientation depuis le dernier Congrès et doit montrer qu’il doit poursuivre sa mutation pour offrir une alternative au pouvoir actuel.
Les élections européennes sont un excellent terrain pour cette démonstration.
Elles vont démontrer que notre Parti a changé son logiciel, ses pratiques de représentation. Jusqu’alors le Parti Socialiste a malheureusement considéré ces élections comme des élections de second rang. La conséquence a été de désinvestir les fonctions politiques européennes- pourtant essentielles-, et durablement affaiblir la crédibilité de notre engagement européen. Nos partenaires européens, à l’inverse, investissent leurs députés d’une mission permanente d’influence dans l’exercice de leur mandat.
Le secrétariat à la rénovation a ainsi proposé qu’un certain nombre de critères et de conditions soient retenus pour la sélection des candidats aux élections européennes. Ces engagements seront repris dans une charte à l’intention des candidats.
La première exigence sera un engagement total dans la fonction de député européen.
Concrètement nous proposons qu’un candidat à l’élection européenne ne pourra pas exercer de fonction exécutive locale. Les élus devront ainsi s’engager à temps plein à Strasbourg et Bruxelles. Un candidat ne pourra pas se servir de son mandat de député européen comme tremplin personnel pour en briguer un autre national ou local d’importance au cours de son mandat de député européen. Car un tel comportement laisserait penser que la France et les socialistes ne s’intéresseraient pas à l’Europe et se passionneraient davantage pour eux-mêmes.
Deuxième axe de la réforme, investir les institutions européennes, c’est aussi construire un rapport avec le terrain. Ancrés dans des régions bien définies, nos élus européens devront notamment s’astreindre à des comptes-rendus de mandat réguliers et à assurer des permanences.
C’est une nouvelle manière d’assurer l’implantation de l’esprit européen sur nos territoires. C’est aussi une façon de montrer qu’il existe au sein de l’Union européenne une droite et une gauche qui ne font pas les mêmes choix.
Enfin, nos listes doivent ressembler à la France dans la pluralité des origines des français. Cette démarche est nécessaire au renouvellement et à la diversification des talents de la vie politique, indispensable à la cohésion du pays. Elle est le moyen de promouvoir la participation la plus large des citoyens à la vie publique. Elle permet l’émergence d’une nouvelle génération politique.
Les prochaines élections européennes constituent l’occasion de concrétiser cette nouvelle ambition des socialistes français en renouvelant nos « pratiques européennes ». En posant des exigences quant au choix de nos candidats aux élections européennes et à l’exercice de leur mandat, nous voulons restaurer l’image du parti et par ricochet de la France, et contribuer à l’émergence d’une délégation socialiste française influente, utile, représentative au sein du Parti Socialiste Européen, et reconnue comme telle par nos concitoyens.
Elections européennes : premier cas pratique de la rénovation
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